SE DONNER UNE CHANCE DE RÉUSSIR, EN QUITTANT SON PAYS NATAL.

Vivre à New York, travailler en tant que musicien professionnel, côtoyer des artistes en tout genre, ça pourrait te faire rêver nan? Et bien, c'est la vie que mène Simon Moullier, mais il n'est pas arrivé ici par chance ou par hasard. Il a quitté son pays natal à 17 ans lorsqu'il a eu l'opportunité d'étudier la musique à Los Angeles. Passionné de Jazz, il a laissé sa famille et ses amis derrière lui pour évoluer à l'endroit même où le style est né. Frenchie à ses heures perdues et Jazzman dans la Big Apple à temps plein; son histoire, on s'en inspire.

Salut Simon, peux-tu nous parler un peu de toi ?

Salut ! Moi c'est Simon, j'ai 25 ans et je suis originaire de Nantes, en France. Je suis musicien Jazz et j’habite à Brooklyn. Je joue des percussions, du piano, et du vibraphone principalement. Je travaille à New York en tant que professionnel, ça veut dire ; faire des tournées, partir en déplacement à l'étranger, faire des enregistrements en studio pour un album, une musique de film, ou produire de la musique pour des chanteurs.

Quel était le métier de tes rêves quand tu étais enfant ?  

Je voulais être Père noël ahah, je ne sais pas si c’est considéré comme un métier ! Sinon j’ai voulu être archéologue et astronaute. Mais Musicien ? Je ne sais pas, je pense que j’ai vraiment voulu être musicien à l’âge de 10 ans.

Tu as commencé la musique à l’âge de 5 ans, comment es-tu entré dans cet univers ?

Ma sœur était musicienne, elle faisait du violoncelle tout le temps à la maison. Ma mère jouait aussi, elle répétait sur du Michael Jackson, du James Brown, elle préférait le jazz et le classique. J’ai grandi dans un environnement culturel et musical très riche. Quand on ne faisait pas de musique, on allait au musée, au ciné, on lisait beaucoup, ça fait super nerd je sais ahah ! Je me suis focalisé sur la musique naturellement, au fils des années. Comme quoi, le milieu où nous grandissons influence fortement nos carrières.

Depuis le début de ta carrière, tu as dû faire pas mal de concerts, qu’est-ce que tu ressens sur scène ?

Je me sens utile, c’est drôle à dire mais c’est vrai, j’arrive à faire voyager les spectateurs pendant une heure de concert, c’est un sentiment qui est assez unique en son genre. Beaucoup d’artistes disent ce genre de chose et ça fait un peu cliché, mais c’est vraiment un plaisir incroyable. Quand on va dans des pays étrangers, comme le Brésil, le Japon ou la Russie, on ne parle pas leur langue, mais quand on joue, cette barrière disparaît. La musique est une langue qui transcende les barrières de la culture.

« Sur scène je me sens compris, humain et présent. »

 

Quand est-ce que tu t’ais dis : je ferais de ma passion mon métier ?

Je ne me suis jamais dit que j’étais prêt, ça s’est fait progressivement, beaucoup de personnes m’ont dit que j’avais du talent, j’ai eu quelques signaux positifs, même moi je me sentais bien. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont soutenu et qui m’ont toujours proposé leur aide. Ils m’ont poussé à être sérieux et travailler dur. Quand mes potes se réunissaient pour passer du bon temps, j’étais chez moi, dans ma salle de musique à répéter. Ma mère m’a fait comprendre que travailler et obtenir un résultat concret ; c’est un super feeling. J’ai toujours été très admiratif envers elle pour ce qu’elle m’a transmis.

Ou trouves-tu ton inspiration ?

Tout ce que j’écoute, je lis, je regarde, tout ce qu’il se passe dans ma vie m’inspire, mais ça dépend aussi de mon humeur. Parfois il faut savoir se bouger pour trouver cette inspiration, il y a des jours ou j'en ai pas envie et d’autres, où je sens comme un devoir d’aller l’a chercher pour essayer d’en sortir de la créativité.

Tu as peut-être été confronté à des critiques, comment réagis-tu fasses à celles-ci ?

Certaines personnes vont te critiquer parce que c’est leur boulot, mais c’est pro, c’est constructif. D’autres te critiqueront parce qu’ils sont jaloux, ils te voient réussir et ils n'ont pas essayé. Les critiques partent d’une bulle d’insécurité, critiquer c’est la chose naturelle à faire et je comprends. Parfois je n’arrive pas à positiver, mais j’essaye de vivre avec. La critique l’a plus dur vient de moi-même, je travail du mieux possible pour être fier de moi. Si je suis satisfait de mon travail, c’est le principal.

Tu as l’air d’être une personne optimiste et flexible, quelle est ta potion magique ?

Thanks :D ! J'en ai pas vraiment ! Mais pour l'illustrer ; j’ai lu un livre sur Bruce Lee récemment, une phrase disait qu’il fallait essayer d’être comme l’eau. L’eau n’a pas de forme et s’adapte partout où elle se loge. C’est l’image que j’ai de ma vie, c’est ce que j’essaye de faire. Je pense que les gens qui vivent de cette façon, sont plus heureux. Au lieu de lutter contre chaque aléa négatif, ils les transforment et les adaptent positivement.

Quels conseils donnerais-tu à une personne qui souhaite poursuivre son rêve ?

YOLO (you only live once) !! On a qu’une vie. Prendre un risque, c’est une chose que beaucoup de gens ont peur de faire pour pleins de raisons, mais c’est ça qui est excitant, tu peux apprendre tellement, d’une réussite ou d’un échec. Aux US, on dit que ce qui compte c’est le parcours, que tu ais atteint tes objectifs ou pas.

« Essayer de réaliser un rêve, c’est avant tout une forme de respect pour soi-même, car tu te donnes au moins une chance de réussir. »

Si tu souhaites suivre la carrière de Simon, ou juste checker sa musique, tu peux le trouver sur Instagram sous @simonmoullier.

 

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